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07/04/2026

Décise

Mains ouvertes en parenthèses
cadrer les choses, les regarder
étude longue mérite tant
temps vous aurez prophète à dire
rêvé de foudre quand nul n’écoute.

 

Un bout de chemin en travers le cadre
de près la caillasse de loin un ruban
un atout dans ma manche de brocart vert,
parmi les règlements les condamnés 
c’est où la triche quand les dés sont pipés,
mais ce presque rien de bout de chemin.

 

(Sexe débordant de sang, juste du sang
mais sexe
chut, ton menaçant, font amer masque de fer 
au fruit déguisé).

 

Un parfum sur le poignet vous ouvre ses veines
monde épanoui d’une vanille tressée 
de quoi d’un rien l’adieu à vice vertu vient
– soupçon de bouche entrouverte suçotant aux veines – 
des encens en vérité ouvrant à l’esprit
des pauses orantes, moi devenu moine d’un jour.

 


Dans le coin de ce ciel il y a mon nuage
hors de ce monde mon esprit est son territoire
murmure ceci est mon corps nous sommes nomades
il me suit, ou je le retrouve, je ne sais plus
béatitude née du lent chevauchement
de l’air nu de la pensée livrée à elle-même 
une sorte de degré zéro de la mort.

 

Pas de privilège, mais le hasard bras-le-corps
vous pose en travers des balles ou cobra des sables
banlieue sud jeton rouge vert non nord rien ne va
fors un carré d’esprit à conserver farouche
plein de livres et de laine, lueurs sans âge sagesses
pour respirer dans l’effort arc-boutant ce monde.

 

J’ai du sable aux pieds il faut attendre maintenant
parlez-moi de Nérée, Nun, Lir
d’algues et de madrépores, des histoires à ravir
le sel d’une heure un coquillage sur les lèvres.

 

 

 

 

 

 
Chronique des jours-échelle