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26/10/2017

Octobre, apprends

Octobre,
de la lignée des équateurs.
D’où venus et si faciles à passer, ce cap
cette apogée, sinon le fin savoir,
la sagesse ruminée à aimer et la condition
apprise lors des rondes enfantines.

Pendant ce temps, une Gnossienne joue
sans fin une Gnossienne
joue

 

 

 

 

 

Une forêt d’octobre tient dans un livre.
– Grossière erreur que l’on remâche avec des larmes
tout en marchant, l’épaule lourde de châtaignes.
Il y avait un bois, il semblait rond, carré ;
je veux dire, il tenait dans un regard perçant.
– Grossière erreur c’est un espace consacré
vivant, qui du tout ne peut être embrassé.

Oh cet air de fillette que l’on y reprendra
à défier les bois quoique jurant, que non.

 

 

 

 

 

 

 

Alors oui la douceur d’octobre,
dans le soupçon solaire la douceur,
mais quelle ? quand je vois grandir
la fausse urbanité des mots
de plus en plus pourvus de crocs
à planter dans une chair irritable.
Car la terre est loin, ô mon navire,
nous dérivons au gré de la froideur urbaine
sur des heures vénéneuses et pleines de buées
sans plus de vraies bouches à baiser.
(Quand on rêve laper à l’entrecuisse,
— l’une et l’autre fournaises,
et n’espérer qu’à recommencer,
dans la balance du monde peser
aussi bien qu’une seule amande douce.)
Il pleut aussi en octobre, que faire ?

Une Gnossienne joue

 

 

 

 

 

 

Clair octobre maintenant, les mains sur les hanches
quand tout autour sont les espaces suffocants
où l’on jubilait, il y a un instant
croyant creuser dans les brasses d’or la profusion :
Tout est à moi ! Victime [un temps] de ses illusions.
Va, sens, souffre amande, apprends encore.

 

 

 

 

 

 

D’octobre, l’ascèse apparente.
La terre se dépouille de ses toquades fleuries
elle s’arrache à ses verts, sa passementerie
s’écaille, brûle, fane, pourrit
contre un habit musculeux et cardé jusqu’à la fibre.
Son vavasseur nonchalant est revenu,
indifférent au tomber infini des feuilles,
pour me réciter ses couleurs de rêve nu
ici et là comme
une Gnossienne
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[parfum d’octobre : un petit lait d’apocalypse infusé d’iris de Parme, sans sucre, merci]

 
Chronique des jours-échelle