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14/09/2016

Écrire

 

 

 

L’écriture, qui vient après, peut être
la minutieuse contemplation de ce qui reste
sous les cendres d’un incendie et sous les cendres
de toutes les images pour le dire.
Ce qui reste d’un éblouissement
et de l’irradiation continue.

La passion sûre et le silence des salamandres.

 

 

 

VANITÉS

Je veux le repaire idéal pour une projection radicale et sans réplique de l'intérieur de ma propre tête à des lieues et des lieux de tout ce qui est connu, pour m'en débarrasser. (Faire l'enfant en visite ; pas même l'enfant, le furet, l'écureuil, la souris. Le vent sous la porte). Tout déposer là, désarmer s'il est encore possible. La petite parenthèse fourmillante de l'existence, le grand éventail solaire, le désir, la carriole chargée de tout de rien, les coupons de soie inutilisés, le bouquet de beau cœur, la nécessité, les poches toujours vides, le menu trésor des mots qui tient dans un creux de la main comme ces osselets polis et brillants à force de s'en être si adroitement servi. Il ne sert à rien.

Le bord du monde est hérissé d'instincts, je vais rester là.

Accepter les distances, le vide interstellaire, les univers parallèles, le grand mystère. S'effacer dans la conscience du déjà dit autant que les mains s'enfoncent dans l'humidité de la terre, et appartenir à cela. Je n'ai jamais prétendu à rien d'autre.

 
Chronique des jours-échelle